Dans le Top 2025 de l’ACD, Left-handed girl, de la réalisatrice taïwano-états-unienne Tsou Shih-Ching, raconte l’installation d’une mère et de ses deux filles à Taipei. Ce nouveau départ n’est pas sans embûches et les trois protagonistes doivent à leur tour trouver les moyens d’y faire face. Entre poids des traditions, secrets et révélations, ce film réaliste nous a touché droit au cœur. 

Voici donc trois bonnes raisons qui expliquent sa place de choix dans notre Top 2025 et qui ne peuvent que vous inviter, si vous ne l’avez pas encore fait, à voir ce film ! 

La première bonne raison n’est autre que son casting qui met en lumière trois merveilleuses actrices. C’est en particulier le cas pour la plus jeune d’entre elles, Nina Ye (interprétant la jeune I-Jing) qui avec ses mimiques ne peut qu’attendrir les spectateurs-rices. On retrouve également un casting cinq étoiles derrière la caméra, ou plutôt derrière l’Iphone ! La  réalisatrice Tsou Shih-Ching est une fidèle collaboratrice de Sean Baker (dont le film Anora a entre autres remporté la Palme d’Or et l’Oscar du Meilleur film), ce film ne fait pas exception à leur travail à quatre mains. A ceci près que cette fois les rôles entre eux sont inversés : habituellement Tsou produit et Baker réalise. Il s’agit donc du premier long métrage de Tsou à la réalisation. Et quoi de mieux que de voir sélectionné son premier film à la Semaine de la Critique du festival de Cannes (concours qui récompense les premiers films). Une preuve de plus, s’il en fallait une, de son talent. 

Deuxièmement, il faut voir ce film pour sa photographie. Les couleurs chaudes et envoûtantes nous plongent dans les dédales du marché de nuit de Taipei où Shuh-Fen (la mère jouée par Janel Tsai) a trouvé un travail. L’Iphone qui a été utilisé pour filmer permet ainsi une plus grande proximité avec les protagonistes. On s’aventure avec I-Jing (Nina Ye) dans les allées du marché. Placés-es à sa hauteur, c’est aussi avec elle que l’on s’immisce dans les conversations « d’adultes ».

Enfin, son scénario suffit pour convaincre. C’est une histoire touchante, de femmes résilientes, courageuses qui essayent comme elles peuvent de s’adapter aux épreuves qu’elles rencontrent. Quand les mots manquent, elles nous rappellent que les actes existent et c’est sûrement leur manière de se protéger, de s’aimer. C’est un film attendrissant, qui nous laisse un léger sourire à la fin.  

Mention spéciale : on ne pourrait pas conclure sans accorder une mention spéciale à Goo Goo AKA le suricate le plus mignon qui mériterait, après la Palme Dog, la création d’unePalme Suricate

Capucine

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